Vermifuger son cheval

Chez les chevaux, la première cause de mortalité est la colique intestinale, pouvant être d’origine parasitaire. Il est vivement conseillé de prendre les parasites intestinaux au sérieux!

On désigne « les parasites » , les êtres vivants qui vivent au détriment d’un autre. Chez les chevaux, on utilise ce langage couramment pour désigner les vers digestifs, principalement les vers ronds ( nématodes) et les vers plats (cestodes et trematodes). 

Ces parasites se multiplient en utilisant l’organisme du cheval, suivant un cycle assez semblable pour la plupart d’entre eux. `

Les oeufs et les larves sont présents partout dans l’environnement du cheval qui les ingère lorsqu’il mange. Après différentes migrations dans l’organisme, ces larves se transforment en adultes puis se localisent dans le tube digestif. Ces adultes produisent alors de nouveaux oeufs qui seront rejetés dans le milieu extérieur avec les crottins.

Ce cycle recommence ...et ainsi de suite !

Quelques notions sur ces vers digestifs :

 

Les vers ronds «  les grands strongles »

Importance : fréquents

Périodes à risques : saisons de pâturage (printemps, été, automne)

Contamination: chevaux infestés qui rejettent les oeufs, dans les prairies, crottins et nourriture contaminée par les crottins

Population concernée : chevaux de tous âges, mais symptômes plus marqués chez les jeunes

Symptômes : fatigue, baisse d’appétit, amaigrissement, fièvre et parfois coliques.

Les vers plats «  les petits strongles »

Importance : très fréquents, nombreux cas de résistance de certains anti-parasitaires

Périodes à risques : saisons de pâturage (printemps, été, automne)

Contamination: chevaux infestés qui rejettent les oeufs, dans les prairies, crottins et nourriture contaminée par les crottins

Population concernée : tous les chevaux, mais essentiellement les jeunes

Symptômes : diarrhées, amaigrissement, baisse d’énergie, poil terne, fièvre, parfois anémie et colique.

Les ascaris

Importance : fréquent

Périodes à risques : été

Population concernée: jeunes chevaux, poulains, yearlings

Contamination : tous les chevaux infestés ou porteurs sains qui hébergent des vers adultes . Box, paddock, pâturage. 

Symptômes : amaigrissement, diarrhée, colique, gène respiratoire, troubles digestifs, anémie, nervosité et retard de croissance chez le poulain

Les oxyures

Importance : fréquent

Périodes à risques : toute l’année

Population concernée : chevaux adultes, essentiellement présents à l’écurie

Contamination : chevaux infestés, litière ou nourriture contaminée par des oeufs. 

Symptômes : fortes démangeaisons, crins ébouriffés à la base de la queue, pertes de poils et plaies au niveau de l’anus.

Les Habronèmes

Importance : peu fréquent

Périodes à risques : été

Population concernée : tous les chevaux

Contamination : chevaux infestés et mouches contaminées

Symptômes : diarrhée, colique.

Les strongles Pulmonaires

Importance : rare chez le cheval mais fréquent chez l’âne

Périodes à risques : toute l’année

Population concernée : chevaux infestés ou ânes porteurs, éventuellement les crottins

Contamination : chevaux cohabitant avec des ânes

Symptômes : toux persistante, cicatrisation lente, amaigrissement, difficulté respiratoire

Les gastérophiles :

Importance : fréquent, seule le stade larvaire est parasite

Périodes à risques : été ( ponte des mouches) et hiver ( développement des larves)

Population concernée : tous les chevaux

Contamination : chevaux infestés, mouches

Symptômes : peu visibles, baisse de forme et d’appétit, salivation, douleurs buccales, anémie, colique.

Ténia 

Importance : fréquent

Périodes à risques : saisons de pâturage (printemps, été, automne)

Population concernée : jeunes chevaux en majorité

Contamination : chevaux infestés qui éliminent des oeufs, acariens présents sur l’herbe, crottins;

Symptômes : diarrhée, colique, amaigrissement important

Et maintenant que vous en savez un peu plus sur ces vers, voici la question qui se pose:

Mais quels traitements utiliser contre les parasites ? 

 

Il existe de nombreuses molécules utilisées dans les vermifuges chez le cheval. 

Effectivement, les résistances des parasites étant fréquentes, l’idéal est de les alterner pour éviter au maximum ces résistances et ainsi effectuer des traitements ciblés selon les parasites 

Le but n’est pas de débarrasser son cheval définitivement des parasites, ce serait d’ailleurs mission impossible ! Cependant, éviter les infestations trop importantes, c’est possible !

Retenons que ces vermifuges ont une une action curative à l’instant où ils sont administrés et ne se prolongent pas dans le temps. 

Voici les vermifuges DISPONIBLES SANS ORDONNANCE :

                                                                     https://vetoplus.fr/chevaux/vermifuges-chevaux/parasitex-vermifuge-naturel-equin.html 

 

 

                                                                 https://vetoplus.fr/chevaux/vermifuges-chevaux/strongid-chevaux-pate-orale-1-seringue-26-g.html

 

 

Une coproscopie qu’est ce que c’est?

Elle consiste à observer et compter les oeufs présents dans les crottins au microspe. On peut ainsi déterminer le nombre d’oeufs de parasites présents par gramme de crottins et donc obtenir une indication quant à la quantité de parasites adultes présents dans l’organisme du cheval. 

Cette analyse doit être réalisée 2 à 3 mois au minimum après le dernier vermifuge.

Si l’on vermifuge moins fréquemment son cheval , on évite ainsi le développement de résistance et on conserve ainsi une bonne efficacité du traitement utilisé. 

La coproscopie n’est pas plus coûteuse qu’un vermifuge. 

                                                                         https://vetoplus.fr/chevaux/problemes-digestifs/equiflora-500-g-farnam.html

 

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